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La fiction a rattrapé la réalité. Les films portés par les...
La fiction a rattrapé la réalité. Les films portés par les espoirs que l'élection de Barack Obama a fait naître l'an dernier commencent à arriver. Sortis à une semaine d'écart, The Blind Side et Precious - Based on the Novel Push by Sapphire (ci-après Precious) ne parlent pourtant pas de politique, encore moins d'Obama. Le premier a pour décor un Memphis blanc et républicain à forte dose, sous le régime de Bush fils. Le second est campé dans le Harlem des années 1980, dans l'indifférence sociale quasi criminelle des années Reagan. Mais leurs protagonistes, Afro-Américains défavorisés et sans-voix lancés chaloupant sur le chemin de la prise de conscience et de l'émancipation, sont les incarnations de la devise d'Obama: «Yes We Can.»
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Mercredi soir à l'auditorium de la Grande Bibliothèque, je suis...
Mercredi soir à l'auditorium de la Grande Bibliothèque, je suis allée écouter trois comédiens, Céline Bonnier, Daniel Gadouas et Christian Vézina (également à la mise en scène), qui lisaient des écrits du cinéaste et poète Pierre Perrault devant un montage de ses oeuvres. Discours du fleuve et du sang survolait toutes les voix du poète à travers textes, pièces de théâtre et poèmes, mais aussi celles d'Alexis, de Grand Jean, les hommes de l'île, et d'Hauris Lalancette, fier combattant de l'Abitibi.
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Dimanche matin, 9h, cinéma Impérial. La salle est pleine pour assister...
Dimanche matin, 9h, cinéma Impérial. La salle est pleine pour assister à la projection de la comédie du Roumain Radu Mihaileanu, Le Concert, élue pour clore la 15e édition du festival Cinemania. Le cinéaste est là et s'étonne qu'il y ait foule. Moi aussi. Montréal, ville de cinéphiles, ville de festivals de cinéma, a perdu de sa vigueur au cours des 20 dernières années. De fait, j'avais l'impression dimanche dernier d'être au Festival des films du monde, vers 1986. Disons dans un Théâtre Maisonneuve bondé pour la projection de Mon cher petit village, du Tchèque Jiri Menzel, ou dans un Parisien ému par Coqueluche, du Hongrois Peter Gardos, ou encore Laputa, de Helma Sanders-Brahms. Pour donner encore plus de force au flash-back, Le Concert convoque, par son sujet et dans sa manière, le souvenir des films d'Europe de l'Est d'avant la perestroïka — situations saugrenues, galeries de personnages picaresques, finale en apothéose — qui ont fait l'âge d'or du FFM.