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Industrie de l'auto - Impossible de dire non

Les deux grands de l'auto en difficulté, GM et Chrysler, ont dévoilé les grandes lignes du plan exigé par la Maison-Blanche pour les aider à surmonter la crise. Dans un cas comme dans l'autre, fermetures d'usines, mises à pied et concessions salariales sont au programme. Malgré cela, rien ne permet d'affirmer qu'ils parviendront à remonter le courant qui les emporte vers le gouffre.
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  • loiselet
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 01h07
    Manigances
    « Les grosses compagnies avaient tout le loisir de s'empiffrer avec leurs excès de gros sous car elles savaient bien que l'on aurait pas le choix de les renflouer. Nous avons le révolver sur la tempe. Somme toute, elles auront été récompensées par l'aide prodiguée avec l'argent de la classe moyenne...Cette aide obligée nous fait carrément vomir.

    Nous vivons dans une libre amérique avec une libre entreprise. Qu'est-ce donc qui pourrait les empêcher de continuer leurs manèges de serpents dès la première accalmie? Si jamais il y en avait une. »

  • Léo Lajoie
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 09h22
    Fin du règne de l'automobile
    « Face à ce réel dilemme, je me pose la question suivante: étant donné que nous ne cesserons pas d'acheter des automobiles et advenant la disparition des 3 grands, est-ce que d'autres compagnies pourraient prendre leur place et ainsi relancer cette industrie en utilisant les usines fermées et en embauchant les chômeurs de ce créneau ?

    Léo Lajoie »

  • claire dufour
    Abonnée
    jeudi 19 février 2009 09h38
    C'est pas de la m...
    « Nous ne sommes pas sorti du bois avec ces compagnies qui ont crû et croient toujours que tout leur est dû.
    Je ne suis pas économiste ni analyste financier. Seul mon sens commun me fait dire que nous allons vers un gouffre sans fond avec elles.
    Mais cela ne pèse pas lourd dans la prise de décision...
    Oui c'est vrai qu'il y a les travailleurs, les familles, les retraités. Mais l'avidité de ces gens à demander tant de salaire, tant de conditions au-dessus de tout fait en sorte que c'est le retour du balancier qu'ils subissent. Il faut revenir à un équilibre et la crise est en train de nous y mener. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 10h06
    Qui nous dit que ces entreprises parviendront à s'en sortir ?
    « Obama et Harper n'ont pas le choix. Ils doivent aider financièrement GM et Chrysler. Ne rien faire serait très mal perçu par les électeurs.

    Cependant, vaut-il vraiment la peine de donner autant d'argent à ces entreprises ? Ce n'est pas d'hier que les fabricants d'automobiles des États-Unis connaissent de sérieux problèmes, qu'ils sont incapables, contrairement à leurs compétiteurs du Japon, de produire des véhicules qui répondent vraiment aux nouveaux besoins des consommateurs.

    Qui nous dit qu'ils parviendront à faire mieux avec les milliards reçus des gouvernements ? »

  • Bruno Fillion
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 10h25
    Récompenser une gestion et une vision déficientes ???
    « Pourquoi faut-il que les gouvernements, américain et canadien, viennent en aide à des organisations qui n'ont pas su lire le marché, tels les constructeurs japonais ? Est-ce que toutes les organisations qui éprouveront des difficultés recevront des beaux dollars pour les aider à faire face à la crise ?
    Laissez le marché faire son oeuvre. Oui, il y aura des victimes. Malheureusement. Mais ce qui en resortira sera meilleure. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 11h32
    La fin de l'Empire ?
    « Tout sent la fin d'un empire comme nous le laisse voir monsieur Sansfaçon, car, comme il le dit, 25 ans d'incurie face à son contraire mondial est impossible à rattraper d'autant que cette incompétence crasse est dans la culture des gestionnaires du monde de l'auto des États-Unis. La fin d'un empire mais la naissance d'une autre démocratie ? Opportunités pour le Québec, quand au Canada (l'Ontario) ils auront à se retourner vite, avec Harper ? Pauvre Canada !

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 16h00
    Impossible de dire non ?
    « Bien oui, il est possible de dire non. Tous ces milliards prêtés (en fait, donnés) aux trois grands de l'automobile pourraient servir à assurer les pensions des employés et à lancer une nouvelle industrie de l'automobile soucieuse des besoins réels des citoyens et des effets nocifs pour l'environnement des véhicules à moteur à explosion. Mais mettre les grands en faillite supposerait une vision fort différente de l'économie que celle qu'ont en commun Bush et Obama, républicains et démocrates, ainsi que conservateurs et libéraux du Canada. Le capitalisme, c'est bon parce que c'est bon. Amen.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Robert Lortie
    Abonné
    jeudi 19 février 2009 16h16
    Tous un peu responsables.
    « En laissant les 3 Grands, et leurs concurrents à leur suite, construire des SUVs et autres dinosaures, le gouvernement Etats-Unien, et la population qui l'élit, ont contribué au retard des manufacturiers nord-américains. Les autres ont des marchés réglementés et où l'essence est plus taxée pour les obliger à produire au moins une partie de leur flotte sous la forme de voitures plus efficaces. Il est donc normal que ceux qui n'ont pas voulu changer de style de véhicule paient maintenant les pots cassés. Il faudrait juste éviter que les actionnaires et hauts dirigeants s'en mettent plein les poches aux dépends du petit peuple. »

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