Assurances pour entreprises - Avez-vous évalué les risques auxquels s'expose votre PME ?
«Le professionnel de l'assurance est aussi important pour le développement d'une entreprise que tout autre professionnel qui sert celle-ci, indique avec force Maya Raic, présidente-directrice générale de la Chambre de l'assurance de dommages. C'est un partenaire qui s'assure que l'entreprise se pose les bonnes questions quant à ses objectifs et au développement de ses affaires.»
Il est important pour l'entreprise de développer une culture de gestion des risques, insistera Maya Raic de la Chambre de l'assurance de dommages. «La notion de gestion de risques englobe différentes choses fort importantes», enchaîne Alain Giroux, spécialiste en gestion des risques au sein d'entreprises et membre du conseil d'administration de la même chambre.
Tous deux représentent l'organisme qui encadre les 14 000 agents et courtiers en assurance de dommages du Québec ainsi que les experts en sinistre. La Chambre a essentiellement pour fonction de protéger le public. «Si un dirigeant d'entreprise se sent lésé ou a l'impression de ne pas avoir reçu les services auxquels il pense avoir droit de la part de son professionnel en assurance de dommages, il peut porter plainte auprès de la Chambre, indique Mme Raic. Nous verrons à faire enquête et voir s'il y a bel et bien eu faute professionnelle de la part du représentant.»
Conseiller en gestion de risques
Les assureurs en dommages peuvent protéger les entreprises contre une variété de risques, notamment financiers, économiques, d'affaires ainsi que fortuits, rapporte Alain Giroux. «Dans le cas d'une PME, dit-il, on pense évidemment aux risques d'affaires, mais il y a également toute sorte d'autres risques auxquels on ne pense pas nécessairement, comme le risque d'expropriation ou même d'enlèvement et de demande de rançon lorsqu'on fait affaire à l'étranger.»
Ce que constate la Cham-bre de l'assurance de dommages, c'est que de plus en plus de PME font affaire à l'étranger, mais qu'elles ne sont pas nécessairement couvertes adéquatement contre certains risques.
«Il est important de prendre en compte la dynamique des économies et des lois des pays dans lesquelles on fait affaire, ajoute M. Giroux. On s'expose alors aux lois des autres pays.» Or, c'est une chose de faire affaire dans des pays économiquement développés, c'en est une autre dans des pays en émergence où les choses sont souvent moins bien balisées.»
Il est néanmoins possible de s'assurer contre pratiquement toute éventualité. «Au même titre qu'on a le réflexe de consulter un avocat pour finaliser un contrat ou lorsqu'on fait affaire à l'étranger, on devrait avoir le même réflexe d'assurer le développement de ses affaires auprès d'un gestionnaire de risques», enchaîne Mme Raic.
«Ce serait trop bête qu'une entreprise qui a un potentiel plus qu'intéressant dans ses affaires à l'étranger se casse le nez simplement parce qu'elle serait mal couverte, poursuit-elle. Il est par conséquent vital de développer une culture de la gestion des risques pour prévenir les mauvais coups.»
Trouver le bon conseiller
Il n'est cependant pas facile de repérer le conseiller en gestion de risques dont a besoin son entreprise. «Il ne s'agit pas de consulter un bottin et, après avoir fait une dizaine de coups de téléphone, d'en choisir un, lance en riant Alain Giroux. Il faut du temps pour trouver la bonne personne.»
Ce qu'il faut avoir en tête, c'est qu'un assureur en dommages ¶uvre auprès d'une PME comme conseiller en gestion de risques. Il convient donc de trouver celui avec qui on se sentira à l'aise et qui a l'expertise de répondre à ses besoins.
Il faut aussi savoir qu'il existe des représentants en assurance de dommages spécialisés dans le service aux entreprises, mais que ce n'est pas le cas de tous. Par contre, tout représentant en assurances doit être enregistré auprès de l'Autorité des marchés financiers. «L'AMF identifie ceux qui se spécialisent auprès des entreprises, souligne Maya Raic. Il y en a plus de 400 qui détiennent un permis en assurance de dommages auprès des entreprises.»
Pour repérer le bon conseiller, on suggère de consulter l'association des entreprises qui ¶uvrent dans son domaine. «On peut se renseigner auprès de ses associations pour obtenir des informations sur d'éven-tuels représentants qui servent déjà son secteur d'activités, souligne Mme Raic. Certaines associations offrent même des produits d'assurance taillés sur mesure pour leur secteur d'activités.»
On peut aussi consulter des collègues ou des fournisseurs qui ont développé des relations d'affaires avec des professionnels de l'assurance en entreprise, suggère Alain Giroux. «C'est comme la recherche de toute bonne personne, dit-il. Ça vaut la peine de faire appel à ses réseaux. L'important, c'est de prendre le temps de repérer le bon conseiller.»
Bien connaître ses besoins
Un autre point très important, souligne Alain Giroux, est de bien faire connaître à son conseiller en gestion de risques la situation de l'entreprise. «Quel est votre plan d'affaires?, demande-t-il. Où s'en va l'entreprise? Dans quels pays exportez-vous ou faites-vous affaire?» Il est important de tenir son représentant en assurance informé de ces développements afin que celui-ci puisse s'assurer que les polices d'assurance en place couvrent l'évolution de l'entreprise.
Rappelant enfin que le principe de l'assurance est d'offrir une protection contre tout type de risques, Maya Raic souligne que l'on peut s'assurer contre tout — et la prime sera en conséquence — ou assumer une part de risque et partager le reste avec l'industrie de l'assurance.
«Tout est possible en matière de couverture, conclut-elle. Il s'agit donc de réfléchir à ce que l'on veut couvrir et de faire affaire avec un professionnel spécialisé en entreprise qui négociera avec l'industrie un partage des risques... et une prime d'assurance en conséquence.»
Collaborateur du Devoir
Il est important pour l'entreprise de développer une culture de gestion des risques, insistera Maya Raic de la Chambre de l'assurance de dommages. «La notion de gestion de risques englobe différentes choses fort importantes», enchaîne Alain Giroux, spécialiste en gestion des risques au sein d'entreprises et membre du conseil d'administration de la même chambre.
Tous deux représentent l'organisme qui encadre les 14 000 agents et courtiers en assurance de dommages du Québec ainsi que les experts en sinistre. La Chambre a essentiellement pour fonction de protéger le public. «Si un dirigeant d'entreprise se sent lésé ou a l'impression de ne pas avoir reçu les services auxquels il pense avoir droit de la part de son professionnel en assurance de dommages, il peut porter plainte auprès de la Chambre, indique Mme Raic. Nous verrons à faire enquête et voir s'il y a bel et bien eu faute professionnelle de la part du représentant.»
Conseiller en gestion de risques
Les assureurs en dommages peuvent protéger les entreprises contre une variété de risques, notamment financiers, économiques, d'affaires ainsi que fortuits, rapporte Alain Giroux. «Dans le cas d'une PME, dit-il, on pense évidemment aux risques d'affaires, mais il y a également toute sorte d'autres risques auxquels on ne pense pas nécessairement, comme le risque d'expropriation ou même d'enlèvement et de demande de rançon lorsqu'on fait affaire à l'étranger.»
Ce que constate la Cham-bre de l'assurance de dommages, c'est que de plus en plus de PME font affaire à l'étranger, mais qu'elles ne sont pas nécessairement couvertes adéquatement contre certains risques.
«Il est important de prendre en compte la dynamique des économies et des lois des pays dans lesquelles on fait affaire, ajoute M. Giroux. On s'expose alors aux lois des autres pays.» Or, c'est une chose de faire affaire dans des pays économiquement développés, c'en est une autre dans des pays en émergence où les choses sont souvent moins bien balisées.»
Il est néanmoins possible de s'assurer contre pratiquement toute éventualité. «Au même titre qu'on a le réflexe de consulter un avocat pour finaliser un contrat ou lorsqu'on fait affaire à l'étranger, on devrait avoir le même réflexe d'assurer le développement de ses affaires auprès d'un gestionnaire de risques», enchaîne Mme Raic.
«Ce serait trop bête qu'une entreprise qui a un potentiel plus qu'intéressant dans ses affaires à l'étranger se casse le nez simplement parce qu'elle serait mal couverte, poursuit-elle. Il est par conséquent vital de développer une culture de la gestion des risques pour prévenir les mauvais coups.»
Trouver le bon conseiller
Il n'est cependant pas facile de repérer le conseiller en gestion de risques dont a besoin son entreprise. «Il ne s'agit pas de consulter un bottin et, après avoir fait une dizaine de coups de téléphone, d'en choisir un, lance en riant Alain Giroux. Il faut du temps pour trouver la bonne personne.»
Ce qu'il faut avoir en tête, c'est qu'un assureur en dommages ¶uvre auprès d'une PME comme conseiller en gestion de risques. Il convient donc de trouver celui avec qui on se sentira à l'aise et qui a l'expertise de répondre à ses besoins.
Il faut aussi savoir qu'il existe des représentants en assurance de dommages spécialisés dans le service aux entreprises, mais que ce n'est pas le cas de tous. Par contre, tout représentant en assurances doit être enregistré auprès de l'Autorité des marchés financiers. «L'AMF identifie ceux qui se spécialisent auprès des entreprises, souligne Maya Raic. Il y en a plus de 400 qui détiennent un permis en assurance de dommages auprès des entreprises.»
Pour repérer le bon conseiller, on suggère de consulter l'association des entreprises qui ¶uvrent dans son domaine. «On peut se renseigner auprès de ses associations pour obtenir des informations sur d'éven-tuels représentants qui servent déjà son secteur d'activités, souligne Mme Raic. Certaines associations offrent même des produits d'assurance taillés sur mesure pour leur secteur d'activités.»
On peut aussi consulter des collègues ou des fournisseurs qui ont développé des relations d'affaires avec des professionnels de l'assurance en entreprise, suggère Alain Giroux. «C'est comme la recherche de toute bonne personne, dit-il. Ça vaut la peine de faire appel à ses réseaux. L'important, c'est de prendre le temps de repérer le bon conseiller.»
Bien connaître ses besoins
Un autre point très important, souligne Alain Giroux, est de bien faire connaître à son conseiller en gestion de risques la situation de l'entreprise. «Quel est votre plan d'affaires?, demande-t-il. Où s'en va l'entreprise? Dans quels pays exportez-vous ou faites-vous affaire?» Il est important de tenir son représentant en assurance informé de ces développements afin que celui-ci puisse s'assurer que les polices d'assurance en place couvrent l'évolution de l'entreprise.
Rappelant enfin que le principe de l'assurance est d'offrir une protection contre tout type de risques, Maya Raic souligne que l'on peut s'assurer contre tout — et la prime sera en conséquence — ou assumer une part de risque et partager le reste avec l'industrie de l'assurance.
«Tout est possible en matière de couverture, conclut-elle. Il s'agit donc de réfléchir à ce que l'on veut couvrir et de faire affaire avec un professionnel spécialisé en entreprise qui négociera avec l'industrie un partage des risques... et une prime d'assurance en conséquence.»
Collaborateur du Devoir
Haut de la page

