Vos finances - Pas d'argent pour le CELI
Introduit le 1er janvier dernier, le compte d'épargne libre d'impôt s'apprête à célébrer son premier anniversaire sans tambour ni trompettes. Crise économique oblige et épargne restreinte, le CELI n'a pas trouvé preneur cette année.
Selon les conclusions d'un sondage RBC rendues publiques cette semaine, les trois quarts (76 %) des Canadiens n'ont pas leur CELI. Dans la moitié des cas (51 %), la raison évoquée est le manque d'argent. Cette épargne limitée ressort également parmi cette minorité de Canadiens ayant un CELI. Ainsi, seulement 44 % des Canadiens qui ont ouvert un CELI y ont versé la cotisation maximale de 5000 $, alors qu'un Canadien sur trois y a effectué une cotisation de 1000 $ ou moins. La cotisation moyenne est légèrement sous les 3000 $, selon les données du sondage de la Banque Royale.
En début d'année, lors de la campagne REER, on observait également les effets de la rareté de l'épargne en cette conjoncture économique difficile. Selon un sondage mené cette fois pour le Groupe Investors, l'accueil réservé au CELI a été mitigé, 17 % des Canadiens disant avoir ouvert un tel compte. Et la cotisation moyenne au CELI a été de 3471 $ en ce début d'année marquant l'arrivée de ce compte fiscalisé, avait-on mesuré.
On peut présumer qu'en d'autres temps, qu'en d'autres conjonctures le CELI saura trouver sa place, en complémentarité avec le REER.
Rappelons les grandes lignes du CELI. Tous les épargnants (les particuliers âgés de 18 ans ou plus) peuvent cotiser jusqu'à 5000 $ par année dans un tel compte. Ces cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable comme c'est le cas pour le REER, mais le revenu généré par cette épargne ne sera pas imposé. Il va sans dire que les pertes sur placement ne pourront être utilisées à des fins fiscales.
Le plafond annuel des cotisations permises sera indexé par multiples de 500 $ et les cotisations permises non utilisées pourront être reportées aux années suivantes. Même les retraits effectués au cours d'une année pourront se transformer en cotisations du même montant au cours des années suivantes.
Le titulaire peut utiliser l'argent du compte comme bon lui semble. Donc, pas de déductions, mais pas d'impôt, ni sur les retraits ni sur les revenus dégagés par les placements permis, qui sont similaires à ceux admissibles pour les REER. Mais en matière de placements, les véhicules générant un revenu d'intérêt sont perçus comme étant des naturels pour un CELI. Lorsqu'imposé, le fisc frappe pleinement le revenu d'intérêt alors qu'il applique un adoucisseur au revenu sous forme de dividende et que seulement la moitié du gain en capital est imposable.
Et, pour les retraités, toute somme qui sort de ces comptes ne modifiera en rien les prestations versées sous forme de pension de vieillesse. Quant aux montants retirés, parce qu'ils ne sont pas imposés, ils ne seront pas considérés dans le calcul du droit à des prestations ou à des crédits fondés sur le revenu.
Par comparaison, avec un REER, on se retrouve avec un régime d'impôt différé, ou d'étalement du revenu imposable. Les cotisations donnent droit à une déduction, et les sommes injectées dans un REER s'accumulent à l'abri de l'impôt. Mais le fisc se sert lors du retrait. Le titulaire essaiera donc de faire coïncider ses retraits avec une période pendant laquelle le taux d'imposition sera plus faible, généralement à la retraite ou à l'occasion d'un congé sabbatique prolongé. Ces arbitrages n'auront plus d'importance avec le CELI.
CELI ou REER? La réponse est fonction du taux d'imposition à l'entrée et à la sortie, ou du fait d'avoir besoin des fonds avant la retraite. Selon les calculs du ministère des Finances du Canada, à taux d'imposition égal, tant lors de la cotisation que lors du retrait, les deux programmes s'équivalent en matière d'incidence fiscale. Toutefois, l'épargne versée dans un REER offrira un taux de rendement net supérieur à celui du CELI si le taux d'imposition effectif lors du retrait est inférieur au taux d'imposition effectif lors de la cotisation.
En marge de son sondage, RBC a comparé un rendement de 6 % réalisé dans un CELI ou à l'extérieur d'un tel compte, soumis dans ce dernier cas à un taux d'imposition de 32 %. Une cotisation annuelle de 5000 $ devient 29 877 $ après cinq ans, soit environ 1600 $ de plus qu'à l'extérieur d'un CELI. L'écart passe à 7100 $ après 10 ans, et à 38 700 $ après 20 ans. La roue du rendement composé s'en trouve donc accélérée.
Selon les conclusions d'un sondage RBC rendues publiques cette semaine, les trois quarts (76 %) des Canadiens n'ont pas leur CELI. Dans la moitié des cas (51 %), la raison évoquée est le manque d'argent. Cette épargne limitée ressort également parmi cette minorité de Canadiens ayant un CELI. Ainsi, seulement 44 % des Canadiens qui ont ouvert un CELI y ont versé la cotisation maximale de 5000 $, alors qu'un Canadien sur trois y a effectué une cotisation de 1000 $ ou moins. La cotisation moyenne est légèrement sous les 3000 $, selon les données du sondage de la Banque Royale.
En début d'année, lors de la campagne REER, on observait également les effets de la rareté de l'épargne en cette conjoncture économique difficile. Selon un sondage mené cette fois pour le Groupe Investors, l'accueil réservé au CELI a été mitigé, 17 % des Canadiens disant avoir ouvert un tel compte. Et la cotisation moyenne au CELI a été de 3471 $ en ce début d'année marquant l'arrivée de ce compte fiscalisé, avait-on mesuré.
On peut présumer qu'en d'autres temps, qu'en d'autres conjonctures le CELI saura trouver sa place, en complémentarité avec le REER.
Rappelons les grandes lignes du CELI. Tous les épargnants (les particuliers âgés de 18 ans ou plus) peuvent cotiser jusqu'à 5000 $ par année dans un tel compte. Ces cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable comme c'est le cas pour le REER, mais le revenu généré par cette épargne ne sera pas imposé. Il va sans dire que les pertes sur placement ne pourront être utilisées à des fins fiscales.
Le plafond annuel des cotisations permises sera indexé par multiples de 500 $ et les cotisations permises non utilisées pourront être reportées aux années suivantes. Même les retraits effectués au cours d'une année pourront se transformer en cotisations du même montant au cours des années suivantes.
Le titulaire peut utiliser l'argent du compte comme bon lui semble. Donc, pas de déductions, mais pas d'impôt, ni sur les retraits ni sur les revenus dégagés par les placements permis, qui sont similaires à ceux admissibles pour les REER. Mais en matière de placements, les véhicules générant un revenu d'intérêt sont perçus comme étant des naturels pour un CELI. Lorsqu'imposé, le fisc frappe pleinement le revenu d'intérêt alors qu'il applique un adoucisseur au revenu sous forme de dividende et que seulement la moitié du gain en capital est imposable.
Et, pour les retraités, toute somme qui sort de ces comptes ne modifiera en rien les prestations versées sous forme de pension de vieillesse. Quant aux montants retirés, parce qu'ils ne sont pas imposés, ils ne seront pas considérés dans le calcul du droit à des prestations ou à des crédits fondés sur le revenu.
Par comparaison, avec un REER, on se retrouve avec un régime d'impôt différé, ou d'étalement du revenu imposable. Les cotisations donnent droit à une déduction, et les sommes injectées dans un REER s'accumulent à l'abri de l'impôt. Mais le fisc se sert lors du retrait. Le titulaire essaiera donc de faire coïncider ses retraits avec une période pendant laquelle le taux d'imposition sera plus faible, généralement à la retraite ou à l'occasion d'un congé sabbatique prolongé. Ces arbitrages n'auront plus d'importance avec le CELI.
CELI ou REER? La réponse est fonction du taux d'imposition à l'entrée et à la sortie, ou du fait d'avoir besoin des fonds avant la retraite. Selon les calculs du ministère des Finances du Canada, à taux d'imposition égal, tant lors de la cotisation que lors du retrait, les deux programmes s'équivalent en matière d'incidence fiscale. Toutefois, l'épargne versée dans un REER offrira un taux de rendement net supérieur à celui du CELI si le taux d'imposition effectif lors du retrait est inférieur au taux d'imposition effectif lors de la cotisation.
En marge de son sondage, RBC a comparé un rendement de 6 % réalisé dans un CELI ou à l'extérieur d'un tel compte, soumis dans ce dernier cas à un taux d'imposition de 32 %. Une cotisation annuelle de 5000 $ devient 29 877 $ après cinq ans, soit environ 1600 $ de plus qu'à l'extérieur d'un CELI. L'écart passe à 7100 $ après 10 ans, et à 38 700 $ après 20 ans. La roue du rendement composé s'en trouve donc accélérée.
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