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La démondialisation

Éric Desrosiers   23 février 2009  Mondialisation
La nouvelle expression en vogue découle de deux malentendus: l'un voulant que la mondialisation était censée être un processus inéluctable de croissance économique et de libéralisation des marchés; l'autre voulant, au contraire, que l'on pourrait un jour arrêter la marche vers l'abolition des distances sur la planète.

L'expression «démondialisation» (deglobalisation en anglais) a fait une entrée remarquée sur la scène internationale lors d'un discours du premier ministre britannique, Gordon Brown, au Forum de Davos, le mois dernier. Elle a été rapidement reprise par d'autres voix qui, comme lui, craignent que l'actuelle crise économique mondiale n'efface les avancées des dernières décennies sur le chemin vers l'intégration économique des pays.

On constate, notamment, que les économies les plus dépendantes du commerce, comme l'Allemagne, le Japon, mais aussi Singapour et Taiwan, souffrent plus que les autres de la débandade mondiale. On sait aussi que l'on prédit en 2009 un premier recul du commerce mondial (-2,1 %) en plus de 25 ans, que le transport de fret aérien était en chute libre l'an dernier (-23 %), que le volume des investissements à l'étranger ne va pas mieux (-21 %) et que même le tourisme international devrait reculer cette année. On s'inquiète, par-dessus tout, de la préférence nationale qui transpire de certains plans d'aide économique, des mesures protectionnistes qui commencent à apparaître ici et là et des grognements hostiles aux immigrants qui montent à certains endroits.

Ce n'est pas la première fois que l'on annonce la mort de la mondialisation. La plupart de ses prophètes étaient d'ailleurs plutôt portés à se réjouir de ce décès à cause des nombreux torts dont le phénomène se serait rendu responsable au fil des ans. Le problème avec ces avis de disparition est qu'ils adoptent trop souvent une vision bien étroite de la mondialisation.

S'il fallait limiter cette définition de la mondialisation au volume des échanges commerciaux et à la croissance économique qui en découle, il faudrait, en effet, conclure actuellement que le phénomène recule. L'économie a cependant toujours été un phénomène cyclique, et il n'y a pas de raison que la mondialisation mette fin à cela. Il apparaît également logique qu'une crise économique de l'ampleur de celle que l'on connaît affecte tous les secteurs d'activité, y compris ceux liés aux échanges et à l'investissement transfrontaliers.

Il est tout aussi normal que l'on se tourne vers les gouvernements nationaux pour chercher de l'aide. Après tout, ils restent encore, et probablement pour longtemps, nos institutions les plus puissantes et les plus légitimes même après toutes ces années à faire la promotion de l'intégration économique. Il n'est pas étonnant non plus que ces États soient tentés, à tort ou à raison, d'avoir une préférence pour leurs propres entreprises et travailleurs. Il faut aussi admettre qu'au-delà des craintes soulevées par la clause Buy American du plan de relance américain, et par d'autres dispositions douteuses en Europe, en Russie ou en Inde, on est encore loin d'une vague protectionniste.

Il est bon de rappeler que la crise économique a aussi donné lieu à son contraire. Jamais n'avait-on vu, par exemple, les principales banques centrales démontrer un tel niveau de concertation. Les efforts déployés jusqu'à présent par les pays du G20 pour respecter les mots d'ordre qu'ils se sont donnés à Washington en novembre méritent également d'être remarqués.

Étape d'un long processus

Il ne fait pas de doute que la crise en cours est un sacré choc pour ceux qui croyaient naïvement qu'il suffisait d'ouvrir de plus en plus les frontières et laisser faire les marchés pour s'assurer un avenir radieux. Il est à espérer que cette vision-là, de la mondialisation, est bel et bien morte.

Il serait toutefois très étonnant que cet échec remette en cause l'essence même du processus de mondialisation. Il est vrai que ce processus dépend, en partie, du bon vouloir des pouvoirs publics, et que leurs populations ont tendance, actuellement, à se montrer plutôt critiques à cet égard. Mais il y a une limite à ce que les gouvernements peuvent influencer.

Ils ne changeront pas le fait, par exemple, que les ordinateurs, Internet et les moyens de transport modernes rapprochent les peuples plus qu'ils ne l'ont jamais été auparavant, et pas seulement en matière économique, mais dans toutes les sphères de la vie. Ils ne pourraient pas, non plus, faire comme si la Chine ou l'Inde n'existaient pas, ni s'attaquer seuls à des problèmes comme les changements climatiques.

Les opposants au libéralisme à tout crin de l'économie l'avaient bien compris le jour où ils ont changé de nom, dans les années 90, d'«antimondialistes» à «altermondialiste». Le processus de mondialisation était déjà en cours quand Christophe Colomb s'est embarqué pour les Amériques, et bien avant encore. Il ne se mettra pas à reculer à cause de la spectaculaire déconfiture financière et économique dont nous sommes tous victimes aujourd'hui.

Plutôt que de craindre une «démondialisation», et avant que quelqu'un ne parle de «post-mondialisation», il serait sans doute moins risqué d'admettre que les événements auxquels on assiste actuellement ne sont qu'une étape d'un long processus. Un processus qui avance plus ou moins vite, et qui peut emprunter différentes voies, au gré des avancées technologiques, du contexte politique et économique, ainsi que de ses bons et mauvais coups.






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 23 février 2009 03h28
    La mondialisation, inéluctable?
    « J'en doute, mais on veut bien le faire croire. C'est quoi la mondialisation? C'est la fédération des nations sous la même gouverne.

    Elle peut être de libre marché ou d'économie sociale..... Ça ce n'est qu'une saveur, c'est un déguisement. Vous l'avez dit, les altermondialistes sont des pro mondialisations.

    Ceux qui s'opposent à la perte de souveraineté nationale, comme moi, sont aujourd'hui des chauvinistes, des racistes et des arrièrés. La droite et la gauche ont le même discours, pourquoi? Parce que le discours provient de la même bouche, la bouche des internationalistes. Ils peuvent parler du coté droit ou du coté gauche de la bouche, mais dans le fond, le sujet reste le même : la mondialisation salvatrice.


    Pourtant, cette mondialisation a ses tares, d'ailleurs monsieur Desrosiers nous fait part d'une de ces tares :

    « On constate, notamment, que les économies les plus dépendantes du commerce, comme l'Allemagne, le Japon, mais aussi Singapour et Taiwan, souffrent plus que les autres de la débandade mondiale. On sait aussi que l'on prédit en 2009 un premier recul du commerce mondial (-2,1 %) en plus de 25 ans, que le transport de fret aérien était en chute libre l'an dernier (-23 %), que le volume des investissements à l'étranger ne va pas mieux (-21 %) et que même le tourisme international devrait reculer cette année. On s'inquiète, par-dessus tout, de la préférence nationale qui transpire de certains plans d'aide économique, des mesures protectionnistes qui commencent à apparaître ici et là et des grognements hostiles aux immigrants qui montent à certains endroits. »

    L'interdépendance, tellement vanté par les internationalistes, peut rapidement être néfaste quand la dépendance, c'est la nourriture. Si ta population dépend de la nourriture produite par une autre population, t'es à risque. Et les conséquences peuvent être grave. Les pays qui dépendent des autres vont être invariablement plus touché lors de crise. La solution ? développer la production en fonction du terrain et des ressources locales, si il faut faire ça en serre ou réaménager le territoire, soit ! Ça vaut le coup, mais selon les lois commerciales internationales soumises à la doctrine du libre marché international, l'État ne peut pas investir dans ce genre de projet fort dispendieux mais qui peut être rentable.... Mais qu'à très long terme, pourtant la souveraineté alimentaire d'une nation en dépend, mais c'est bien vrai, la souveraineté, c'est dépassé.

    Je dois avouer que je suis écoeuré de la démonisation constante du protectionnisme, ce n'est plus sérieux. Comme si c'était pêché de privilégier ce qui se fait localement.... Comme je disais, la doctrine internationaliste est partout. Elle a envahi toutes les sphères de la société, même les parties souverainistes québécois.



    Autre chose monsieur Desrosiers, vous faites l'éloge des banques centrales qui font un si grand effort CONCERTÉ, bien certainement, à un TEL NIVEAU, assurément, alors que si on est dans la merde, c'est à cause de Greenspan et de ses sbires qui ont refusé toutes réglementations des montages financiers faites par les banques de commerces américaines, mais, aussi anglaises, de la City Of London. Et ces merdes plaquées or, étampées du sceau de la Standards and Poors et de Moodys se sont répandues dans le monde grâce à la MONDIALISATION des marchés. Je me demande comment je dois réagir, je ne sais pas, mais il me semble que l'apathie n'est pas une option et qui ne dit mot, consent. Ça m'écoeure qu'on fasse l'éloge d'un système de banque centrale pourri et « unifié ». Le système de banque centrale actuel est une arnaque incroyable. On imprime environ 5% de la masse monétaire d'un État, le reste est créer par les banques privées sous forme de prêt. L'argent est imprimé et est « vendu » aux banques. Elles le mettent dans leur coffre et le prête plusieurs fois. Donc, avec 100$ dans leur coffre, ils peuvent par exemple en prêter 1000$ et faire de l'intérêt sur le 1000$

    Les banquiers font mieux que les alchimistes qui voulaient changer du plomb en or, les banquiers créent de l'argent à partir de rien. Comment c'est possible ? Quand on vous fait un prêt pour votre maison, est-ce que vous le donne en liquide ? C'est un bout de papier, par exemple une traite bancaire, ou sinon, des données, des chiffres dans votre compte de banque. Ce bout de papier ou ces chiffres sont transférés dans le compte du vendeur, ce qui fait que la banque qui prête se retrouve avec ce qu'on pourrait appeler une promesse de paiement envers la banque où le prêt est déposé. Cet argent, qui par la suite peut être transférer en argent liquide vient de nul part. Finalement, la source, c'est la promesse de remboursement de l'emprunteur. Les banques contrôlent la masse monétaire en circulation et la seule et unique valeur que la monnaie a est celle de la confiance, il n'y a aucune véritable valeur physique. Selon certain a été inventé par les orfèvres. Comme ils avaient une voûte pour protéger l'or qu'ils travaillaient, ils ont vite devenus les gardiens de l'or des autres. Les gens venaient portés leur or à l'orfèvre qui leur remettait un papier sur lequel le montant de l'or déposé était inscrit. Évidemment, l'appât du gain fût trop grand et les orfèvres se sont mis à vendre l'or des autres et ce, sans problème, car ça il était très peu probable que toutes les personnes qui ont déposé viennent reprendre leur or en même temps. Tant que l'or qu'il rentre plus d'or qui en sort ça va. Ça ressemble étrangement au système pyramidale bien connu sous le nom de schème de Ponzi. Et bien, notre système bancaire ressemble à ça.


    Ce système a le désavantage d'être toujours déficitaire, plus d'argent doit être remboursé qu'on en a créé. La raison est simple, on fait des prêts à intérêts. Donc, si la banque vous prête 100$, ça fait 100$ de plus en circulation, mais, vous devez rembourser 120$, donc, quand vous allez rembourser, il va y avoir contraction de la masse monétaire de 20$. Mais il est vrai que ça se corrige facilement..... En faisant d'autres prêts..... Ce système est fou, mais comme ceux qui savent comment ça marche en profite au lieu de se battre contre, on est rendu là où on est maintenant......

    J'ai cru remarqué de quoi d'intéressant on semble prendre pour cible des régimes ou même des religions, qui s'opposent à ce genre de système bancaire.... Étrange !




    Autre chose, vous dites monsieur Desrosiers :


    « S'il fallait limiter cette définition de la mondialisation au volume des échanges commerciaux et à la croissance économique qui en découle, il faudrait, en effet, conclure actuellement que le phénomène recule. L'économie a cependant toujours été un phénomène cyclique, et il n'y a pas de raison que la mondialisation mette fin à cela. Il apparaît également logique qu'une crise économique de l'ampleur de celle que l'on connaît affecte tous les secteurs d'activité, y compris ceux liés aux échanges et à l'investissement transfrontaliers. »

    Donc, vous dites que la mondialisation n'a pas pour but d'accroître perpétuellement les échanges commerciaux, tout en faisant disparaître les risques de crises économiques majeures à cause d'un merveilleux principe qu'on a appelé le découplage économique ? Si vous dites ça, ce qui semble être le cas(je peux mal interpréter), je dois vous dire que ce que je viens d'énoncer, je l'ai lu des centaines de fois. D'ailleurs, c'est avec les même arguments qu'on a vendu la Federal Reserve aux américains..... Ça devait les sauvés des crises économiques..... Et il y a eu 1929.... Le grand krach d'octobre 1929. La Fed a sauvé personne, au contraire. Les banques à chartes privées qui composent la Fed ont fermé le robinet. L'Histoire officielle veut qu'il y a eu surproduction de biens ce qui a fait qu'on a du arrêter de produire....Car on ne vendait plus.... Ça ne tiens pas debout. Il es t vrai que les étalages étaient pleins, mais pas à cause de surproduction, mais parce qu'il n'y avait plus d'argent pour les acheter. L'argent est créé sous forme de prêt, si on arrête de prêter, qu'est-ce qui arrive ? La contraction monétaire dont je parlais plus tôt. !

    Je lis présentement un livre intéressant, certes, c'est de l'Histoire révisée, mais de première main, ça s'appelle Mémoires, c'est de la main de David Rockefeller petit fils du célèbre John D Rockefeller senior et fils de Junior. Dans ce livre, à la page 475, chapitre 27 intitulé « internationaliste et fier de l'être » il écrit :

    « Depuis plus d'un siècle, les extrémistes idéologiques des deux bords politiques s'emparent des incidents dont ont parle beaucoup dans les journaux, tels que ma rencontre avec Castro, pour reprocher à la famille Rockefeller l'influence démesurée qu'ils prétendent que nous exerçons sur les institutions politiques et économiques des Etats-Unis. Certains croient même que nous faisons partie d'une cabale secrète agissant contre les grands intérêts des Etats-Unis et ils représentent ma famille et moi comme des « internationalistes » ; ils vont jusqu' à prétendre que nous conspirons avec d'autres capitalistes dans le monde pour construire une structure politique et économique mondiale, plus intégrée - un seul monde, si vous voulez. SI C'EST CE DONT ON M'ACCUSE, JE PLAIDE COUPABLE ET J'EN SUIS FIER »

    Ça a le mérite d'être clair. Est-ce surprenant de retrouver les Rockefellers dans la création de la Feds américaine.... Dans la promotion de la catastrophe verte ? Des lois internationales et un système de crédit de carbone international..... C'est alléchant......



    Pour finir, monsieur Desrosiers, vous mettez tout dans le même panier, l'information voyage rapidement sur le globale, on peut dire que c'est une forme de globalisation, mais, les seuls que j'ai vu lutter contre ça, c'est les capitalistes qui perdent des droits d'auteurs et la possibilité de contrôler totalement l'information. Il ne faut pas tout mélanger, on peut lutter contre la création d'organisation supra nationale et est pour la prolifération de l'information à la grandeur du globe.


    J'espères qu' à la lumière de ce que je viens d'écrire, certains comprendront l'origine de mes prises de positions sur d'autres sujets. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 09h54
    Pas d'accord avec M Pageau.
    « « Ceux qui s'opposent à la perte de souveraineté nationale, comme moi, sont aujourd'hui des chauvinistes, des racistes et des arriérés. » C'est le contraire. Vous êtes loin d'une certaine réalité logique de l'Histoire (avec une grande hache) humaine. Vous pourriez prendre une bibliothèque entière sur les écrits réactionnaires (Renan, Taine, Maurras etc...) et de souveraineté nationale pour comprendre que ce que vous dites est un nuage d'ignorance. Le national socialisme a tué dans l'oeuf le cosmopolitisme berlinois que l'on tente de recréer à nouveau par les transferts des administrations culturelles de Francfort vers cette ville. Justement le grand éditeur Suhrkamp retourne à Berlin cette année au grand dam des élites politiques allemandes. La perte de la Prague de Kafka est aussi la perte du cosmopolitisme d'avant guerre qui était contre et je vous cite : «des chauvinistes, des racistes et des arriérés ». N'oubliez pas que ces « arriérés » étaient le mouvement Dada, le mouvement surréaliste qui représentaient les avant-gardes de la modernité donc le cosmopolitisme moderne tel que nous le connaissons actuellement. Que le Canada est comme pour beaucoup d'autres le résultat d'une mondialisation culturelle et économique, civilisationnelle datant d'au moins 1492. Que le christianisme est l'engrais de notre mondialisation qui n'est qu'Occidentale non orientale ni asiatique. À cela vous devriez étudier la fin de l'Empire Ottoman et les raison du nationalisme égyptien pour cause d'invasion de Napoléon contre les Mamelouks en Égypte. Il y a énormément de signes, de traces, de textes, de politiques, d'événements qui prouvent que ceux vous considérez comme « des chauvinistes, des racistes et des arriérés » sont de votre côté plutôt que de ceux qui prônent une mondialisation plus sage. Lisez le « Je suis partout »(1930-1944) un journal français fasciste et vous y lirez vos propos tout en étant ce contre quoi vous croyez ne pas être, c'est-à-dire chauviniste, raciste et arriéré.

    Ne vous scandalisez pas mais si vous désirez des références, je suis à votre disposition ou alors à l'université de Montréal/Uqam/Mc Gill (là à Mc Gill vous avez Marc Angenot que vous pourriez rencontrer qui est un imminent spécialiste de la chose), vous trouverez facilement des spécialistes à ce sujet qui vous contrediront sans vous insulter mais en vous éclairant. La question n'est pas de savoir si on est d'accord ou non, la question est de comprendre les concepts pour mieux communiquer et donc de se comprendre. Lisez donc un peu Burke l'adversaire de la Révolution française de 1789 vous seriez d'accord avec lui moi pas et allez faire un tour chez Tocqueville, Camus et l'ami de Sartre, Paule Nizan. L'Histoire ça se sait, ce n'et pas un phantasme à inventer. Catholicon signifie universel. J'espère que par souci de cohérence vous êtes contre l'Église Catholique qui lança sa mondialisation entre 312 et 394 ap JC en s'imposant à tout l'Occident (voir à ce sujet le bel essai de Paul Veyne, « Quand le monde est devenu chrétien », Albin Michel, 2007). Puis pour finir, voyez les essais de Bernard Lewis concernant les contacts entre le monde arabe et l'Occident. Puis, anecdotiquement, voyez le dernier roman de Rushdie, le discours de Le Clézio pour son prix Nobel et les dires de Murasaki le japonais dernièrement. Ces références afin que vous puissiez comprendre un peu mieux que ce que vous dites est à l'envers de la culture mondiale et historique. Une vision très arriérée de notre réalité contemporaine. Moralité, je réécrirai votre phrase ainsi : « « Ceux qui NE s'opposent PAS à la perte de souveraineté nationale, comme moi, sont aujourd'hui des chauvinistes, des racistes et des arriérés. » Ça c'est être dans le sens de l'Histoire contemporaine inéluctable et irréversible. À défaut d'être arriéré, il faut dire comme Rimbaud; « Il faut absolument être moderne.» (In « Une saison en enfer ».) Je vous dis tout ceci avec politesse et possibilité de dialogue. Sachez que je ne vous prends pas pour un imbécile parce que je ne suis pas d'accord avec vos propos. Merci. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 23 février 2009 10h37
    Ouf et Re-Ouf !
    « On parle beaucoup «d'économie» comme si celle-ci vivait pour elle-même.

    On ne cesse de parler «d'économie», mais on parle «accessoirement» de la pauvreté, de la richesse et des inégalités.

    Le seul terme que tous ont en bouche, c'est économie.
    La crise économique!
    L'économie.

    Mais le réel, le bien-être, la souffrance, la nourriture, l'eau, les conditions de vie, ce fossé terrible entre les riches et les pauvres...
    Ces milliards pour sauver (sic) ces entreprises qui faisaient des milliers de milliards pendant des années, sans payer beaucoup d'impôt.
    On ne cesse de trouver des sous pour sauver ces bienfaiteurs qui s'éclipsaient et s'éclipsent toujours devant leurs responsabilités sociales.

    Tous ces prédateurs économiques qui s'enrichissent sur le dos des gagnepetits.

    La mondialisation... qu'est-ce donc?
    Est-ce les facilités que nous offre Internet ou les moyens de transport efficaces?

    Je crois que la mondialisation est en deux volets distincts.
    L'un est l'avancée fantastique le la technologie qui nous permet de connaître (superficiellement) le monde en un coup de souris. Une technologie fantastique qui nous permet d'avoir des amis partout sur la planète et de leur parler quotidiennement.

    Mais la mondialisation a aussi été récupérée par les prédateurs économiques. Cette merveilleuse technologie leur a « élargi » le marché. Ils peuvent ainsi devenir de puissants monstres qui voient le monde entier comme un petit village à exploiter. Imaginez, vous inventez une niaiserie et vous la vendez aux 50 habitants de votre village. Bon vous êtes fier de votre coup et vous payez votre temps et votre matière première, mais si vous pouvez vendre la même niaiserie à des milliards de personnes sur la planète... ouf!
    Reste qu'il faille abolir les fâcheuses contraintes douanières et qu'il faut empêcher les autres inventeurs de monde entier de faire une niaiserie qui ressemble à la vôtre et limiter ainsi votre «maigre» (sic) profit.

    C'est caricatural, bien sûr, mais la mondialisation économique peut, je crois s'illustrer caricaturalement.
    La mondialisation, le néolibéralisme qui a aboli le protectionnisme sous toutes ses formes, a creusé le fossé entre les riches et les pauvres d'une profondeur abyssale.

    Donc, bien sûr qu'il ne faut pas avoir une «vision étroite de la mondialisation».

    Les «échanges et l'investissement transfrontaliers» ne sont pas une panacée.
    Combien de pays pauvres souffrent de cette déréglementation, de cette élimination du protectionnisme?
    Presque toute l'Amérique latine (sauf Colombie et Pérou) a rejeté la ZLÉA ou l'ALCA. Ils l'ont remplacé par l'ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques) basée sur une mise en commun des forces et surtout sur une entraide solidaire pouvant offrir des chances aux pays les plus faibles.

    On reproche (qui ça «on»?) à nos gouvernements de devenir trop protectionnistes!
    On (qui ça «on»?) leur reproche d'avoir une préférence pour leurs propres entreprises et travailleurs! Incroyable tout de même!
    Il faudrait que les gouvernements soient uniquement au service des prédateurs économiques mondiaux!

    En Amérique latine, on ne se gène pas pour nationaliser et mettre au service des citoyens les profits générés par ces entreprises multinationales qui siphonnaient les riches des pays.
    Au Venezuela, on a nationalisé un des plus grands joueurs en téléphonie cellulaire. Les tarifs ont été ainsi mieux contrôlés et les profits générés vont permettre l'ouverture d'une manufacture de téléphones cellulaires.
    On vise à vendre des cellulaires "hecho en Venezuela" (fait au Venezuela) 7 millions de cellulaires sont vendus au Venezuela annuellement. C'est autant de devises qui s'envolent vers l'étranger. Voilà pourquoi le gouvernement socialiste veut, tout en offrant des emplois de haute technologie aux Vénézuéliens, reprendre le marché. C'est du protectionnisme et les Vénézuéliens devraient tous en profiter.

    Mais, ici, ce protectionnisme est vu comme une fermeture sur le monde. Un néfaste repli sur soi. On préfère se faire plumer par les exploiteurs mondiaux qui ne paient aucune taxe ni impôt pour nos services publics.

    Il serait temps de constater que nous n'avons pas tous les mêmes ressources, les mêmes besoins, les mêmes climats et que les "barrières" économiques, ces frontières "économiques" sont essentielles à équilibrer la réalité du monde. Même avec Internet et les moyens de transport hyper efficace, nous ne sommes pas un petit village ayant la même culture, le même climat, les mêmes ressources et les mêmes besoins.
    Le «libre-échange» ne profite qu'aux prédateurs économiques.

    Eux seuls peuvent se déplacer et vivre dans un monde qui leur est totalement ouvert. Un Africain ne peut sortir de ses frontières. Un Latino-Américain guère plus. Et nous, pour voyager, pour passer les frontières, il faut avoir un portefeuille assez bien garni.

    L'abolition des frontières pour les personnes serait une bonne chose. Être citoyens du monde! Imaginez !
    Mais, bien sûr c'est une utopie!
    Voyez la concentration indécente de la richesse et la pauvreté indigne dans laquelle vit 70% de la planète.
    INÉGALITÉ, voilà la crise réelle!

    Il faut apprendre à partager sinon, ce sera le carnage et la guerre constante. Vous devrez rester barricadé chez vous avec barbelés et gardiens de sécurité pour éviter que les pauvres ne vous dévorent.
    Le village global deviendra une vue de l'esprit, les voyages deviendront interdits parce que trop risqués.
    Déjà le Moyen-Orient nous est interdit.
    Il y a quinze ans, nous pouvions visiter sans grand risque l'Irak et peut-être même l'Afghanistan. Aujourd'hui... mieux vaut ne pas y penser! On nous dit que ces pays ont été «libérés ». C'est la mondialisation de la démocratie!

    Ouf ! et Re-Ouf !


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 23 février 2009 11h14
    Bien comprendre avant de critiquer
    « J'admire l'érudition de M. Brun Bernard. J'ai déjà ici approuvé l'une de ses réactions. Mais cette fois-ci, je constate que, possiblement trop érudit, il n'a pas su décoder correctement une expression maladroite, il est vrai, de M. Pageau. Voici la phrase incriminée :

    « Ceux qui s'opposent à la perte de souveraineté nationale, comme moi, sont aujourd'hui des chauvinistes, des racistes et des arriérés. » Sens : ces gens passent pour des chauvinistes, etc.

    Et voici ce qu'en dit M. Brun Bernard :

    «Il y a énormément de signes, de traces, de textes, de politiques, d'événements qui prouvent que ceux vous considérez comme « des chauvinistes, des racistes et des arriérés » sont de votre côté plutôt que de ceux qui prônent une mondialisation plus sage. »

    Mais c'est exactement ce que veut dire M. Pageau. Toute l'argumentation qui suit devrait faire comprendre le sens de cette phrase : ces gens qui, comme lui, sont contre la mondialisation passent pour des chauvinistes, des racistes et des arriérés. » Et là l'argumentation de M. Pageau rejoint celle de M. Brun Bernard, à savoir que l'histoire occidentale, issue d'une confluence entre les grands empires et l'idéologie judéo-chrétienne, a répandu l'idée qu'il fallait répandre le progrès tant qu'on pouvait, donc de l'internationaliser si possible. Le résultat actuel est positif à bien des égards. On n'a qu'à regarder du côté d'internet qui nous permet cette discussion, pour accepter certains atouts de cette marche, inéluctable à mon sens, vers la mondialisation.

    Mais je partage entièrement l'inquiétude de M. Pageau à propos des perdants des grandes banques et entreprises de crédit. Plusieurs se demandent où a bien pu aller tout cet argent perdu. Eh bien la réponse de M. Pageau est lumineuse : nulle part, puisqu'il a été inventé à 95% à cause justement de la soif de profit des gros emprunteurs. Et M. Pageau fait allusion au schéma Ponzi. C'est la pyramide à l'état pur : un gros emprunteur peut offrir jusqu'à 100% d'intérêt et attirer ainsi des petits prêteurs alléchés par l'appât du gain. L'emprunteur leur rembourse donc rapidement le double et va chercher d'autres prêteurs pour se rembourser. Vient un jour où le premier prêteur, voyant que ses amis aussi font ainsi de l'argent, se hasarde à prêter une plus grosse somme, etc. Jusqu'à ce que l'emprunteur trouve prudent de se retirer de la mise et laisse en plan les derniers prêteurs qui ne voient pas la couleur de leur argent.

    Voilà où en est rendu, selon M. Pageau, la situation des grandes banques centrales et des grandes entreprises de crédit. Voilà aussi pourquoi nous sommes présentement dans cette crise répandue partout à cause justement de la mondialisation des entreprises financières. Au risque de sembler moi-même faire partie des «chauvinistes, des racistes et des arriérés», je déplore cette dérive épouvantable de la mondialisation actuelle. L'enrichissement des plus riches, pas toujours honnêtes, et l'appauvrissement des plus pauvres, trop naïfs, croît présentement partout de façon géométrique. Obama est en train de mettre de l'ordre dans cette dérive. Il était temps que quelqu'un le fasse ! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 12h06
    J'en doute M Audet...
    « ...mais qui ait. I faut dire que M Pageau m,avait critiquer avec son commentaire de samdei à mon propos intitulé "Sophismes" (Pour l'article de M Cornellier) que je vous cite:
    "Premièrement, le nationalisme ne tue pas, par contre, il est vrai qu'il peut être un très bon outil pour manipuler les masses.

    Deuxièment, c'est pas parce qu'on est petit face à l'immensité de l'univers que le principe de nation ne fait aucun sens.

    Et votre vision qui se veut moderne, c'est la vieille vision impérialiste qui vise à unifier le monde, c'est la version soft de l'impérialisme.

    Ça n'empêche pas que pour accomplir votre idéal, il faut une dictature totalitaire mondiale, car sinon, des hommes vont se regrouper entre eux pour créer une nation à leur image, c'est un réflèxe humain, le sentiment d'appartenance à la terre, c'est beaucoup trop vague, ne vous en déplaise."

    Voilà que je doute de sa pensée. Ce n'est pas la première fois qu'il a eu des remarques sur le cosmopolitisme qui n'est pas une panacée nécessairement. Merci M Audet pour votre éclairage mais je doute que je comprenne mieux avantde critiquer. Difficle la langue tout de même; je n'échappe pas non plus à ses écueils. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    lundi 23 février 2009 14h51
    Le singes finiront-ils par devenir des génies ?
    « Monsieur Pageau adhère à toutes les théories du complot en passant du procès de Milosevic aux gaz à effet de serre.

    Monsieur Brun ne lit pas ou ne comprend pas ce qu'il lit et il nous étale sa confiture à Maurice, commence ses phrases par des pointillés, change de style de sorte qu'on ne sait à qui on a affaire. Rebaptisons-le 'Digital Bernie'.

    Combien de temps encore attendrons-nous encore chers singes d'Huxley ?

    ... »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 15h39
    Le protectionnisme a tué plus de 100 millions de personnes au XXieme siècle
    « Puisqu'en effet il a été, avec son corrollaire le nationalisme, à l'origine de deux guerres mondiales. Vous croyez pas que ça suffit Mr. Pageau. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 23 février 2009 17h12
    Ne pourraient-on finir par comprendre la Vérité...?
    « J'ai lues Réactions de Messieurs Pageau, Brun, Charbonneau et Audet mais, ne pourraient-on réaliser que le Problème dont NOUS ne parvenons plus de NOUS extirper, c'est à partir de juin 1989 qu'il a été déclenché...? Soit, avant cette date fatidique, après chaque période de quatre années de tergiversations diverses et ce, depuis la dernière Guerre Mondiale 39-45, afin justement de diminuer les tensions entre les populations croyantes du Globe, il y avait une sorte de péréquation mondiale qui avait été établie...?

    Ne pourraient-on comprendre la logique qui avait conduit à cette solution pour éviter de surexploiter la biosphère tout en évitant que la cupidité humaine ne mène au Vice de l'Avarice qui a conduit à la Mondialisation actuelle, croyant que ce serait la solution pour faire "rouler" l'économie partout dans le monde entier...?

    Ce VICE de l'Avarice est devenu possible quand il n'y a plus eue de limite à la cupidité et ÇA a soustrait l'argent économisé du monde concret pour l'isoler dans toutes sortes de véhicules financiers complètement inutiles. Ainsi, on se plaindraientt de l'inflation qui augmente de façon exponentielle et on ne se rendraient même pas compte que c'est ce VICE qui est la Cause de toute la déconfiture actuelle. Avant juin 1989, tous les surplus d'un million, après les quatre années permises pour thésauriser tout ce que les gens pouvaient, étaient remis en circulation mondiale, pour une autre période de quatre années.

    Afin de s'assurer de la Probité des Gens qui s'occupaient de cette péréquation, l'Église Catholique avait été désignée. C'est à ÇA que karol wojtyla alias jean-paul II a mis fin en juin 1989... Donc, pour inverser la Crise Économique actuelle, il suffirait de "Revenir à cette Coutume Salvatrice" ou, faire un "Retour vers le Futur" et recommencer à vivre en étant plus conscients(es) de l'objectif de notre présence sur cette "Terre qui était d'Émeraude avant cette triste date".

    Notre But est de faire Grandir en Grâces et en $age$$e (sagesse) notre âme ou esprit incarné(e) ici-bas, dans un véhicule charnel(le) ou corps physique qu'on devraient apprendre à Maîtriser plutôt que l'exploiter à outrance pour faire plus d'argent... Est-ce qu'avec toute cette débandade financière, on auraient pas encore compris où le BÂT blesse...?

    Merci de votre Attention & ce serait si simple pourtant...!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Spécialité Écologie
    Grande Rivière »

  • Françoise Breault
    Abonnée
    lundi 23 février 2009 17h57
    La globalisation est loin d'être morte
    « Monsieur Desrosiers, vous souhaitez que «cette vision-là - laisser faire les marchés, ouvrir de plus en plus les frontières - de la mondialisation soit belle et bien morte». Premièrement, vous confondez mondialisation et globalisation. La mondialisation est un phénomène ancien d'expansion planétaire des échanges et des communications, alors que la globalisation est un phénomène relativement nouveau - trois décennies - d'expansion planétaires d'un marché global déreglementé ou Uregulated.
    Deusièmement, pour que «cette vision-là» soit morte, il faudrait que les dirigeants du G20 et autres décident d'abolir les arccords de libre-échange d'un genre nouveau signés depuis 1988, ainsi que la panoplie d'accords multilatéaux régis par l'OMC.
    Donc, la globalisation du «laisser-faire des marchés» et de l'ouverture tous azimuts des fontières est loin d'être morte.
    Jacques B. Gélinas »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 23 février 2009 18h22
    Les contradictions de M. Pageau
    « Si la dernière réaction de M. Brun Bernard cite bien d'autres critiques de M. Pageau à son égard, alors ce serait lui, M. Pageau, qui se contredirait. Mais aujourd'hui, il est bien contre la mondialisation et pour le protectionnisme. À preuve l'une de ses nombreuses phrases dans le même sens : « Je dois avouer que je suis écoeuré de la démonisation constante du protectionnisme, ce n'est plus sérieux. Comme si c'était pêché de privilégier ce qui se fait localement.... Comme je disais, la doctrine internationaliste est partout. Elle a envahi toutes les sphères de la société, même les parties souverainistes québécois.» Comme vous voyez, M. Pageau a une certaine difficulté d'expression écrite dans la langue française. Peut-être aurait-il avantage à s'engager un bon correcteur et, pourquoi pas du même coup ou coût, un clarificateur ?... Ou bien pourrait-il devenir un bon «pêcheur d'hommes», à l'instar de saint Pierre ?

    Je veux en profiter pour reconnaître avoir fait un raccourci en faisant un lien entre les gens qui offrent des taux d'intérêt mirobolants pour arnaquer les naïfs et se défiler à la fin, et les banques centrales et autres entreprises financières mondiales. Je trouvais éclairante l'explication de M. Pageau à propos des pertes actuelles d'argent, même dans les grandes banques. Celles-ci ne possèdent en fait qu'une minime partie des finances qu'elles font circuler. Si un jour tout le monde s'avisait de réclamer son dû aux banques, celles-ci feraient encore davantage faillite que ce à quoi nous assistons présentement. Et c'est vrai que ce serait dangereux même pour les pauvres. La raison en est simple : tout est axé présentement sur l'argent. Comme écrit souvent M. Serge Charbonneau dans ces pages électroniques : du travailleur derrière les chiffres, de l'humain et de ses valeurs, il est rare qu'on en entende parler. Et ceux qui le font passent pour des utopistes perdus dans leurs belles philosophies.

    Je ne suis pas contre la mondialisation. Ni contre le profit réalisé par ceux qui s'impliquent pour faire fonctionner l'économie, que ce soit au niveau local ou international. Mais là où rien ne va plus, c'est quand un dirigeant d'entreprise fait cent fois plus de revenu que le travailleur dont le labeur lui permet de se gâter. Vient un jour où l'écart est scandaleux et où il doit cesser. C'est là où nous en sommes présentement. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 24 février 2009 01h53
    Je suis souverainiste ! Est-ce un crime?
    « Selon monsieur Pau, je suis donc par association responsable de 100 millions de morts, puisque je prône certaines mesures protectionnistes et la souveraineté alimentaire.

    Je peux retourner la pareille en disant que c'est le système bancaire américain qui a déclenché la crise économique de 1929. Ce qui a donné l'opportunité à Hitler de se hisser au pouvoir et puis à l'aide d'une false flag operation (c'est à dire une opération commandité par lui, mais dont on blâmerais l'ennemi d'être responsable, en l'occurrence le feu du Reichstag dont il a accusé les communistes) il s'est fait dictateur à vie de l'Allemagne.

    Vous savez pourquoi Hitler a pu se hisser au pouvoir et avoir l'appuis d'une bonne partie de l'Allemagne ? Parce que l'Allemagne a été mis sur le cul avec le traité de Versailles, qui n'avait rien d'un traité de paix, c'était plutôt une armistice, un simple cessez le feu. Avec ce traité, on savait que l'Europe s'embraserait à nouveau. Les conditions demandées à l'Allemagne était trop contraignantes. Évidemment, ça a fini à être lourd pour le peuple, ce qui fit que de nombreux allemands réclamèrent vengeance et attendaient un Hitler.

    Ce n'est certes pas important, ce qui importe c'est la fausseté de votre affirmation monsieur Pau. Nationalisme et protectionnisme sont reliés, certes, l'un peu existé sans l'autre, en les associant de façon absolue vous faites votre première erreur. La deuxième erreur est d'associer le nationalisme à tous les atrocités commisses lors des deux grands guerres, et il est évident que vous parlez surtout du nationalisme d'Hitler, on a irrémédiablement associé le nationalisme à Hitler comme on a associé la propagande à Goebbels.

    Mais bon, si on se réfère à Wikipedia, car selon le dictionnaire, nationalisme n'a qu'un sens, celui de la suprématie de la nation sur l'indivu, ce qui est fort réducteur, on obtient ça comme définition :

    1. Le nationalisme c'est le sentiment de vif attachement à la nation, c'est-à-dire d'une grande exaltation de l'idée nationale ; c'est également une doctrine politique qui affirme la primauté de l'intérêt national, sur les intérêts particuliers de ses composantes d'une part et sur les intérêts des autres nations d'autre part.
    2. Le nationalisme c'est la volonté d'un peuple, d'une identité commune, de posséder un territoire national.
    3. Le nationalisme peut être une idéologie imprimée sur un peuple par ses gouvernants et destinée à conforter leur pouvoir, il est alors utilisé comme un moyen de manipulation afin d'unir le peuple autour de ses dirigeants, indépendamment des réels objectifs de ces individus (guerres, totalitarisme).
    4. Le nationalisme est une doctrine qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalisme

    J'ai dénicher une autre définition du terme sur le site de l'université de Sherbrooke dans la section perspective monde :

    NATIONALISME
    Brève définition - Équipe Perspective Monde

    Nationalisme: idéologie politique qui prône ultimement la souveraineté de l'État-nation, l'unité ethnique, linguistique et politique de la communauté. Le nationalisme prône comme premier principe que chaque nation soit organisée en un État souverain, indépendant.

    Par extension, le nationalisme renvoie à une idéologie qui réclame plus de pouvoirs ou d'autonomie pour une nation, estimant que les pouvoirs actuels -au sein d'un ensemble plus vaste- nuisent à son épanouissement ou sont insuffisants. Le nationalisme prend des formes variables dans le temps et les pays. Il a été une des sources du mouvement de décolonisation en Afrique et en Asie. Le nationalisme est également présent chez des communautés spécifiques de grands ensembles: Russie (Tchétchénie) , Canada (Québec) , Inde (Timor), Chine (Tibet), Irak (population kurde).

    Le nationalisme, d'une manière générale, s'associe également au patriotisme, ou à l'identification nationale forte (exemple: le nationalisme américain). Le nationalisme a contribué directement au déclenchement de la Première Guerre mondiale comme à la montée des rivalités qui vont mener à la Deuxième Guerre mondiale (exemple: le nationalisme allemand).


    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1513


    Donc, est-ce que le nationalisme est mauvais en soi ? J'oserais dire que non, mais il est vrai qu'il a été utilisé à de nombreuses reprises pour monter un peuple contre un autre..... Mais encore là, si c'est un peuple soumis à un autre peuple, je dirais que l'opposition à l'oppresseur est compréhensible et souvent même souhaitable. Mais le nationalisme n'est pas que ça, il peut être constructif aussi, il peut avoir comme but d'unir une nation afin qu'elle prenne la gouverne, elle même, de sa destinée.

    Moi, dans tout ça, je dirais que suis souverainiste, la priorité de l'État sur l'individu, c'est pas ma tasse de thé, l'inverse non plus d'ailleurs, je ne suis pas plus un individualiste, je suis pour un juste milieu, et tout ça ne peut être fixé, c'est à révisé constamment.

    Donc, pour en revenir à vos associations douteuses, le nationalisme n'a pas tué 100 000 000 de personnes au XX ième siècle, le nationalisme ne tue pas, par contre, il est vrai que des gens ont instrumentalisé le nationalisme dans le but de faire la guerre. Vouloir bannir le nationalisme parce que des fous dangereux s'en ont servi pour faire la guerre et manipuler les masses, c'est comme vouloir bannir l'automobile parce qu'elle tue. Ça ne fait pas de sens.

    Vous me donnez raison quand je dis que la droite et la gauche ont été infiltré par les internationalistes de tout acabit, vous et monsieur Trudel êtes de chaud partisan de l'intégration économique du monde. Monsieur Brun, lui fait la promotion de l'intégration sociale du monde, je n'oserais pas le qualifié de gauche, mais en général, son discours anti frontière, anti nation et anti racisme est associé à la gauche.

    Monsieur Audet, je me cite :


    « Ceux qui s'opposent à la perte de souveraineté nationale, comme moi, sont aujourd'hui des chauvinistes, des racistes et des arrièrés. La droite et la gauche ont le même discours, pourquoi? Parce que le discours provient de la même bouche, la bouche des internationalistes. Ils peuvent parler du coté droit ou du coté gauche de la bouche, mais dans le fond, le sujet reste le même : la mondialisation salvatrice.
    »

    Je dis que je m'oppose à la perte de souveraineté nationale, puis, j'affirme que ceux qui s'opposent à cette perte de souveraineté nationale sont irrémédiablement traité de raciste, de chauvinistes etc, donc vous aviez bien compris. Mais monsieur Bernard, qui est de ceux qui font la promotion de la globalisation(merci monsieur Gélinas, en passant, j'ai lu un de vos livres, Le virage à droite des élites politiques québécoises, très intéressant, je vais mettre vos autres autres livres sur ma trop longue liste de livre à lire) essaye de brouiller les cartes. Vous avez bien compris, votre texte le démontre, que je suis de ceux qui croient qu'un peuple a avantage à être souverain que le pouvoir des multinationales des organisations supra nationales doit être limité. Dans le texte que j'ai écrit samedi, je répondais à un de ses messages bourrés de sophismes à la suite de cet article dans Le Devoir de samedi

    http://www.ledevoir.com/2009/02/21/235107.html


    Où, pour faire changement, monsieur Brun rêve d'un monde sans frontière et sans nation où il n'y a plus de différences entre un chinois et un canadien. Je ne sais pas si vous partagez ce point de vue, mais pas moi.

    Je dois vous donner raison aussi sur le fait que je gagnerais à m'engager un correcteur, mais j'ai malheureusement pas d'argent pour ça, si écrire des commentaires dans un journal était payant, je le ferais, mais comme ça ne paie pas, on va oublier ça si vous voulez. Il faut croire que malgré tout, le message passe, mais je gagnerais à me relire, c'est évident. Trop souvent, ma phrase va changer au fur et à mesure que je l'écris, ce qui inévitablement cause de grave problème de structure, pire, ça m'arrive de penser des mots sans les écrire, ce qui, trop souvent, fait perdre son sens à la phrase. Je soupçonne une dyslexie non diagnostiquée. Ça m'arrive de commettre des fautes d'orthographe vraiment bête comme par exemple, je vais écrire font au lieu de vont (ce n'est pas une faute de frappe car l'erreur se répète quand j'écris à la main) ou bien je vais écrire au son par exemple, je peux écrire c'elle au lieu de celle, pourtant, je connais la bonne orthographe. Ce sont des fautes que je pourrais facilement corriger, ma grande lacune en français, c'est la ponctuation, ça, je l'ai jamais vraiment bien apprise et plusieurs ont dû le rermarquer.

    Monsieur Brun, vous n'avez pas compris, même après que monsieur Audet vous l'ai expliqué, vous persistez et signez. Je n'ai pas dit que les dadaistes et autres internationalistes se font traité de chauvins(chauviniste, ça n'existe pas, mon erreur) et d'arriérés, je dis que des souverainistes comme moi se font traité « de chauvinistes, de racistes et d'arriérés, vous le faites d'ailleurs très souvent. » Les dadaistes et l'école de Francfort (Adorno, Marcuse, etc) sont à l'origine de la contre culture et l'exacerbation de l'individualisme, selon moi, leur art était médiocre et leur idéologie mauvaise et destructrice, ça, ce n'est que mon avis.

    Notre globalisation n'est pas qu'occidentale, elle est mondiale, d'ailleurs, l'Empire attaque les pays récalcitrants, ceux qui refusent de faire du libre marché leur Dieu. Êtes vous en train de me dire qu'il n'y a pas de multinationales en Asie ?

    Vous faites remonter votre vision du monde à 1492, au début de la Renaissance pourquoi ? Pourquoi on a déterminé à posteriori que cette période c'était la Renaissance ? Parce que les mystères de l'Est ont traversé en Orient pour renaître de leur cendre ? Ce fut en effet une grande période fertile, pendant laquelle de nombreuses utopies furent écrites. La plus connue, qui nous a donner le terme utopie, Utopia de Thomas Moore écrite en 1516, mais il n'est pas le seul a avoir écrit sur le monde parfait, l'italien Thomasso Campanella, a écrit La cité du Soleil en 1623, Francis Bacon, un anglais de la cour d'Elizabeth I a écrit sa New Atlantis en 1627. Peut-être que vous faites références à la refondation du Saint-Empire-Romain-Germanique en1495 qui voulait imposé une monnaie universelle, une religion universelle pour un empire universel ? Il est vrai que cet universalisme a foisonné pendant cette période de l'Histoire, mais ce n'était rien de nouveau. Tous les empires qui ont précédé étaient comme ça. Les romains, les grecs, les perses, les assyriens, les babyloniens et j'en passe. D'ailleurs, selon moi, c'est la vision impérialiste que critique l'histoire mythique de la tour de Babel. Elle parle d'une terre qui ne parle qu'une langue et ne forme qu'un peuple.

    Pour moi, un chinois, c'est différent d'un québécois culturellement parlant et c'est bien ainsi, si on mélange toutes les cultures avec toutes les cultures de façon plutôt homogène, on se retrouve avec une culture unique, hétérogène. Je vais vous imager ça d'une façon que vous allez peut-être trouvez odieuse, mais qu'importe :

    Si on prend tous les ingrédients comestibles qui existent sur la planète et qu'on es mélange, on va avoir une belle bouillie, parfois elle va être un plus épicée, d'autres fois, elle va être plus amère, d'autre fois plus sucrée, d'autre fois plus surette, mais à tout les coups, ça va être de la bouillie. Alors que si on discrimine(on les choisit) les ingrédients, on peut faire des plats tout à fait différent, les uns des autres et tous très délicieux.


    Pour moi, un monde sans pays, sans division, c'est un monde mort et figé, où la pensée unique règne.

    En passant, vous me croyez peut-être ignorant, mais dites vous que je connais la plupart des références que vous me donnez, je ne les ignore pas, je n'approuve pas leurs idéaux c'est tout, vous me les citez comme un prêtre qui cite la bible à tors et travers pour m'obliger à croire.

    Monsieur Gagnon, dites moi où sont les théories dans tout ça ? »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 08h47
    Merci M Audet...(puis M Gagnon)...
    « ...pour avoir réalisé les embuches de la manière d'écrire. Je n'échappe pas à ce genre de difficulté aussi. N'est-ce pas?
    M Gagnon, c'est justement le singe qui est devenu homme alors je reste dans la lignée évolutive de l'expéce humaine. Il parait que c'est un journal "intello" Le Devoir où les journalistes sont cultivés et au parfum de manière rigoureuse des faits de société, desfaits politiques, historiques, culturels. Mes tartinades de références sont là non pour la frime mais pour illustrer de manière ludique, rigolotte. Le peuple "ordinaire" a droit à se croire un peu intelligent de temps en temps, non? Ainsi,on peut vérifier par soi-même les informations au vu et au su de ces références. Vous savez, je n'ai pas besoin de subventions pour la culture. Même les mots que vous avez dans votre petite tête, vous les avez appris de votre état de singe enfant à votre état de singe adulte. Sans doute que vous aussi quand vous entendez parler culture vous sortez votre révolver?? C'est toute l'humanité qui a ce genre de pulsions. Je profite souvent pour voir cette "réaction épidermique" face aux traces culturelles historiques déclinées dans mes commentaires. Ça fonctionne bien, il y a souvent, très souvent, (c'est extraordinaire les allergies à la culture non seulement au foin), qui me font bien rigoler de bonne grâce. C'est pathétiquement un fait de société de vouloir être ignorant pour se croire simple. Phénomène de mode. Pour vous aussi l'humour reste un mystère insondable. Un "ordinaire" qui vous salue bien. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 24 février 2009 11h03
    Quel souffle M. Pageau!
    « Quel souffle M. Pageau!

    J'ai bien apprécié votre longue et utile mise au point.
    Malgré vos phautes d'hortografes, (qui n'en fait pas? Quelques fois (mais rarement!!) même moi... ), on vous suit clairement. Votre pensée est limpide et structurée (à mes yeux et pour mon niveau d'intelligence).

    Merci, j'ai bien aimé vous lire et j'oserais dire que je partage en grande partie (en totalité serait peut-être exagéré, quoique...) vos idées et votre vision du monde.


    Salutations,

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 11h39
    Merci M Pageau.
    « Impossible que vous connaissiez toues les références que j'ai cité non pas que vous je vous considère comme ignorant, loin de là, mais parce que vous n'en faites pas une nourriture conceptuelle pour ou contre mais nourriture tout de même. C'est comme ça qu'on fait un dialogue intellectuel. Parce que ces auteurs reprennent non pas Wikipedia comme vous le faites (vous avez presque bien travaillé vos petites leçons, ça se remarque et c'est tant mieux pour que vous puissiez relativiser vos fondements politiques et culturels) mais une tradition culturelle occidentale fondée entre autres depuis les Grecs. Il est même étonnant que vous critiquiez de la sorte l'École de Francfort tout en faisant l'impasse sur les considérations sur l'art d'Adorno et Benjamin (que vous ne connaissez pas car cela aurait du vous parler dans la perspective politique dans laquelle vous vous trouvez). Vous avez par exemple et certainement dans ce cas vous le connaissez aussi, George L. Mosse quand il nous parle de la Grande Guerre (1914-1) au totalitarisme des réflexions exigeantes quant aux amorces du nationalisme par la naissance des monuments aux morts. Concernant l'Allemagne, là encore impossible de dire ce que vous dites si vous avez étudié René Girard entre autres. On perçoit rapidement le contenu des personnes écrivant en termes de connaissance. C'est une question de pratique et de connaissances. Concernant Taine, Renan (on pourrait ajouter Joseph de Maistre, Péguy etc.) ou Maurras, vous ne savez pas l'histoire du nationalisme alors...
    Pour votre bouillie, il est dommage que vous ne connaissiez pas la nouvelle cuisine et la cuisine fusion. De Tout temps, la fusion fut faite. Jadis, nous n'avions ni tomates ni chocolat avant les conquistadors. Pourtant, nous ne mangeons pas plus de bouillie que Jadis. La culture japonaise est une culture de fusion au même titre que celle de la Perse ou de Rome avec Apicius. On a même des vieux livres de cuisine du 19ièm siècle important qui viennent d'être édités à Marseille. Et le baba au rhum d'où vient-il? Les références que je vous donne n'ont pas d'idéaux ni politiques, ni nationaliste ou anti, non mais alors pas du tout. Ce sont des études qui dépassent les idéaux politiques. Je ne veux certainement pas vous « obliger » à croire, voyons donc. Vous avez un délire de persécution. Tout se voit dans une écriture, n'et-ce pas? Merci. »

  • Charles-Mathieu Gagné
    Inscrit
    mercredi 25 mars 2009 04h21
    L'individualisme a besoin de retourner son karma dans l'autre sens
    « Avec ls ataris, les nintendos, maintenant les I-phones, les gens ont appris à se connaitre. Maintenant, que cette voie nous a tous bien servis, allons prendre un jogging sans I pod, allons ave rien dans les poches, connaitre mieux notre voisin.
    Peut-etre, ta voisine est la femme de ta vie pis tu n'ose meme pas aller cogner a sa porte, parce que tout a tout vu sur internet.... Une crise, non-nommable s'en vient... L'appauvrissement de la valeur de la connaissance, et ça, c'est très grave.


    Vous n'avez qu'à voir ce PDG, qui n' a rien d'autre a faire, toute la journée que de regarder ces I phones, pour ses appels, ses rendez, vous chez le tailleur, sa femme, ses petits jeux solitaire, ses actions.. Et quand il cherche une information parce que son Gps n'est pas latest version, il descond de son socle et se sens obligé d'entre en contact avec des gens ordinaires.. Tou ces gadgets vont fondre, d'ici quinze and et les gens vont mettre un pied dans le trou plein de boutte quand ils marchent parce qu'il sont fixé à leur fameuse bebelle, qui leur fait supposément tout connaitre, quand en fait, un logiciel remplace leur cerveau,,,ils seront tellement désorganisés qu'il vont faire faillite, et vont se rendre conmpte que tous ces jeu, ces gadgets peuvent avoir une bonne utilité, mais il recentralisent sur la connaissance de soi, ce qui est bien....... mais la génération suivante aura moins de possibilité d'emploi et ce sont eux qui vont revenir aux sources, et nous auroons besoin de eux, et nou aurons a developper le communautaire local, de facon a ce que la santé mentale et physique des concitoyens soit vivable.

    Et le danger touche surtou les jeunes. »

  • Stephan Gagnon
    Inscrit
    jeudi 25 juin 2009 00h50
    Un terrain de jeu
    « La mondialisation est utilisée par des prédateurs qui sont devenus des monstres exploiteurs. Ils voient la planète comme un terrain de jeu sur lequel ils peuvent exploiter les gens (surtout les plus déminis) comme bon leur semble.

    Mais ça, ce n'est pas ce qu'on enseigne à mon fils de 16 ans, dans ses cours à l'école...

    Stéphanie Perron »

  • M. C. Dostaler
    Inscrit
    vendredi 3 juillet 2009 01h40
    Où va-t-il nous mener ce processus?
    « Vous parlez d'un lent processus... mais de quoi parlons-nous? réellement. L'intention en arrière du processus doit être clairement établi... non? Cette société qui cultive le secret me semble souffrir de dysfonctionnement. Elle n'est pas vivable... Quand allons-nous simplement partager? et nous entraider? Vivre en famille, car l'humanité est une famille... Le sentiment de fraternité créé par le partage est une grande source de joie, et celle-ci gagne à être découverte.

    Bref! on peut rester prisonnier de l'ego, et bâtir un monde à l'image de notre prison intérieure. On peut aussi aller à la rencontre de l'autre... en acceptant ses différences, et y découvrir une richesse n'ayant aucun prix.

    Un homme m'a déjà dit un jour : « Chacun à son prix... » Est-ce vrai? sommes-nous tous prêt à nous vendre ainsi?

    Aujourd'hui, si on vous demande de faire un choix... Vous choisirez l'amour désintéressé ou le million de dollars... le partage altruiste ou l'égoïsme maladif... le don ou l'accumulation? Quel sera votre choix? Vous devez choisir, maintenant. Ici, nous y est sommes, et ce choix... il nous appartient, à toi et moi.

    Namasté
    M »

  • Christian Tallon
    Inscrit
    mercredi 19 août 2009 15h32
    L'hôpital se moque de la charité
    « Que deglobalisation vienne de Londres, ville de pillage financier par excellence et de la famille royale d'angleterre laisse songeur. J'ai connu la supression des restrictions de change. Pour moi ça n'a rien changé. Pour les milliardaires probablement. Des patrons se suicident et des employées font sauter leur usine. Probablement pour s'amuser. Il n'y a aucune raison de faire venir de 10 000 km ce qu'on peut produire à 50. Tout le reste n'est qu'une suite de sophismes. Ma mondialisation aboutit à son résultat logique : sa destruction. On va souffrir pour des cupido-tarés. »

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