Dépotoirs de Lachenaie et de Sainte-Sophie - Québec nuit à ses politiques en matière de récupération et de recyclage
En autorisant le prolongement des activités d'enfouissement pour cinq ans aux sites de Lachenaie et de Sainte-Sophie, Québec nuit à ses propres politiques de récupération et de recyclage au profit d'une métropole trop lente à passer à l'action, estime le Conseil régional de l'environnement de Lanaudière (CREL).
Lundi, Québec autorisait le site de Lachenaie à enfouir 1,5 million de tonnes de déchets par année pendant cinq ans et 1,2 million de tonnes au site de Sainte-Sophie, dans les Laurentides.
Selon le directeur régional du CREL, Gilles Côté, «le signal envoyé aux autorités municipales est simple et clair: même si la région de Montréal accuse un retard par rapport à la plupart des régions du Québec dans l'atteinte de ses objectifs de recyclage, soyez tout de même bien à l'aise de continuer de prendre votre temps puisque vous serez encore pendant bien des années en situation de surcapacité d'enfouissement».
«Ce faisant, poursuit M. Côté, le gouvernement donne aussi aux opérateurs des sites l'assurance de profits substantiels pour encore plusieurs années, tout en leur permettant de faire une concurrence directe aux filières du recyclage et du compostage au moment même où la rentabilité de ces filières est incertaine à cause de la crise économique mondiale. Il est clair que Québec ne favorise pas la recherche d'une solution viable à la crise des centres de tri en permettant un recours facile et peu coûteux à l'enfouissement.»
Depuis 1994, le CREL réclame une gestion plus écologique des matières résiduelles en plaidant pour l'approche des «3RV» (réutilisation, récupération, recyclage et valorisation) pour en arriver à une politique de «zéro déchet». Il se dit désormais aussi «cynique» devant l'approche gouvernementale que les groupes de citoyens de la région se disent «découragés» de constater après autant d'années d'efforts de voir l'industrie des déchets obtenir tout ce qu'elle veut de Québec.
Lundi, Québec autorisait le site de Lachenaie à enfouir 1,5 million de tonnes de déchets par année pendant cinq ans et 1,2 million de tonnes au site de Sainte-Sophie, dans les Laurentides.
Selon le directeur régional du CREL, Gilles Côté, «le signal envoyé aux autorités municipales est simple et clair: même si la région de Montréal accuse un retard par rapport à la plupart des régions du Québec dans l'atteinte de ses objectifs de recyclage, soyez tout de même bien à l'aise de continuer de prendre votre temps puisque vous serez encore pendant bien des années en situation de surcapacité d'enfouissement».
«Ce faisant, poursuit M. Côté, le gouvernement donne aussi aux opérateurs des sites l'assurance de profits substantiels pour encore plusieurs années, tout en leur permettant de faire une concurrence directe aux filières du recyclage et du compostage au moment même où la rentabilité de ces filières est incertaine à cause de la crise économique mondiale. Il est clair que Québec ne favorise pas la recherche d'une solution viable à la crise des centres de tri en permettant un recours facile et peu coûteux à l'enfouissement.»
Depuis 1994, le CREL réclame une gestion plus écologique des matières résiduelles en plaidant pour l'approche des «3RV» (réutilisation, récupération, recyclage et valorisation) pour en arriver à une politique de «zéro déchet». Il se dit désormais aussi «cynique» devant l'approche gouvernementale que les groupes de citoyens de la région se disent «découragés» de constater après autant d'années d'efforts de voir l'industrie des déchets obtenir tout ce qu'elle veut de Québec.
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